Théâtre du Beauvaisis

Nunzio

7 janvier, 2010 · Commentaires Fermés

Samedi 9 janvier > 19h au Nota Bene

plus d’infos > ici

entrée libre

Deux compagnons se partagent un petit appartement. Nunzio travaille dans une usine qui fabrique de la peinture, ce qui a fortement altéré sa santé. On ne sait pas bien ce que fabrique Pino, il fait des voyages un peu mystérieux, parle d’une maison à la mer et essaie de rassurer Nunzio qui ne veut pas aller à l’hôpital pour se faire soigner. Bref, deux Siciliens perdus dans le no man’s land industriel de l’Italie d’aujourd’hui.

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JANVIER AU THEÂTRE…

4 janvier, 2010 · Commentaires Fermés

ART’HITS AU NOTA

Sélection: tous types de musique (solo/groupe)
Bulletin de participation à remplir avec les conditions de participations
Gagnez à l’applaudimètre une date de concert sur la saison 2010-2011 au Nota Bene
dans le cadre des Lundis Découvertes.
Inscription sur bulletin
Pour un concert des 6 pré-selectionnés le lundi 1er février à 20h
entrée libre Nota Bene

Bulletin ci-dessous…


NUNZIO

Spiro Scimone / Chrisotphe Laparra
samedi 9 janvier
> 19h00

entrée libre Nota Bene

EXPOSITIONS du 12 janvier au 20 février

Patricia Rabeux -Le geste, le temps et l’instant
Galerie – Nota Bene
Vernissez-vous le vendredi 15 janvier à 19H30
entrée libre

FURIOSO

LA FRAMBOISE FRIVOLE
Peter Hens / Yves Gourmeur
mardi 12, mercredi 13 janvier
> 20h30

AU TEMPS DES CROISADES

Claude Terrasse / Cie Les Brigands
dimanche 24 janvier
>16h00

JULES ET MARCEL

Michel Galabru / Philippe Caubère
dimanche 31 janvier
>16h00

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JOYEUSES FÊTES…

21 décembre, 2009 · Commentaires Fermés

L’accueil billetterie du théâtre sera fermé le vendredi 18 décembre – à la suite du concert de Souad Massi – et réouvrira ses portes le mardi 5 janvier 2010 à 12h30… Merci à vous.

L’équipe du Théâtre vous souhaite de belles fêtes !

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Merci !

18 décembre, 2009 · Commentaires Fermés

Le Président et les membres du Comité de Gestion; la Directrice et l’équipe du Théâtre du Beauvaisis remercient très chaleureusement les 1 884 personnes (artistes, spectateurs, élus de la Ville de Beauvais, de la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis, des communes rurales et des Communautés de Communes conventionnées, partenaires) qui, dans le cadre de la campagne ouverte en septembre dernier, ont apporté leur soutien à la candidature du Théâtre du Beauvaisis au statut de Scène Nationale.

Le détail de cet important mouvement populaire d’adhésion à une politique de diffusion de spectacles, d’éducation artistique et d’action culturelle ambitieuse et conduite dans un esprit de service public, vient d’être adressé à Monsieur Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, à l’appui de l’expression du renouvellement de cette candidature puisque, comte tenu du caractère récent de sa nomination, celle-ci ne lui avait pas encore été présentée personnellement.

Reste, à l’approche de l’année nouvelle, à formuler maintenant le voeu que la suite qui sera donné à cette candidature dote, dès le 1er semestre 2010, le département de l’Oise de sa première Scène Nationale et la Région Picardie, enfin d’une seconde.

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Souad Massi en Beauvaisis

18 décembre, 2009 · Commentaires Fermés

Ce soir > 20h30

Souad Massi

Douceur orientale, musique délicate et voix magique !

طليت على البئر

Mesk Elil

(…) De petits accidents peuvent réactiver les souvenirs avec fulgurance.

Comme ce jour où Souad Massi de passage en Tunisie pour donner un concert, retrouve les senteurs envoûtantes du chèvrefeuille qui la replonge dans l’Algérie de son enfance. Le parfum doux, sensuel et fulgurant de cette plante fleurie qui donne naissance à la chanson titre de son nouvel album. Mesk Elil son troisième album, est le plus maîtrisé et pourtant le plus ouvert. On retrouve bien sûr les teintes folk tendres et languissantes qui envoûtèrent le public dès ses premiers pas discographiques avec « Raoui » en 2001 et confirmèrent son succès avec « Deb » en 2003.
Dans cette veine Dar Dgedi (la maison de mon grand-père) est un joyau qu’elle écrivit, il y a des années alors que sa famille quitta Alger pour s’installer en Kabylie. La chanson Hagda Wala akter (y’a pire) est plus récente mais lui vient aussi  du passé. Soutenue par les accords graves d’un violoncelle, Souad s’inspire de récentes retrouvailles et y raconte la vie difficile que traversa une amie de l’époque où ensemble elles pratiquaient la musique classique.
Accompagné par une guitare aux accents flamencos Malou (qu’est qu’il a) est aussi un regard en arrière celui d’une femme âgée face à ses regrets (…) Sur Denya Wezmen (c’est la vie) pour parler de deux anciens amants qui peinent à reprendre le dialogue, Souad fait appel à la musique arabo-andalouse. Un luth arabe oud et des cordes dignes d’une orchestration pour Oum Kalsoum dessinent de fines arabesques.

Avec Khalouni (laissez moi pleurer sur mon sort) elle flirte avec le raï roots des origines celui ou s’illustra la grande Cheikha Rimitti. La flûte gasba délie ses charmes et les percussions gallal et le bendir appellent la transe.

Pour Kilyoum (bientôt) Souad croise le chaabi algérois à la morna capverdienne en évoquant les élans d’un homme solitaire débordé de travail qui, de loin, rassure l’être aimé et lui annonce sa visite prochaine.
Ilham (inspiration) rend hommage à son  frère aîné resté au pays pour assumer les charges de la famille en partant à la rencontre du groove touaregs.

Souad y chante comme elle n’a jamais chanté, sa voix prenant le grain rauque et  poignant des nomades du désert. Cette liberté et ces audaces qu’elle s’accorde aujourd’hui, elle les a prises au fur et à mesure de la gestation de cet album et qui l’a rendue mère d’une petite fille dont Ilham est le deuxième prénom. Pour fêter ce double bonheur elle a convié son fidèle guitariste Jean-François Kellner, mais aussi des musiciens aux talents indéniables comme les percussionnistes Mokhtar Samba et Mino Cinelu, le flûtiste peul Ali Wagué ou encore le guitariste de Salif Keïta Djely Moussa Kouyaté. Comme autrefois avec Ismaël Lô, Souad a aussi invité des amis chanteurs à dialoguer avec elle. Le Guadeloupéen Pascal Danae, connu pour son travail auprès de Dee Dee Bridgewater ou de Manu Katché avec qui elle chante Tell me why une chanson qui évoque les hésitations d’un couple naissant.

Avec Daby Touré, elle reprend, en en modifiant le refrain, sa chanson Miwawa la Mauritanien et la kabylo-algérienne unissent leur chant pour souligner l’importance des traditions. Pour rendre possible la cohésion de Mesk Elil, Souad a fait appel au talent attentif du producteur Jean Lamoot responsable des derniers albums d’Alain Bashung, Noir Désir ou Salif Keïta.
Mesk Elil, (le chèvrefeuille) est un disque aux nuances riches et variées et dans lequel la sensibilité à fleur de peau et la sincérité de Souad Massi rayonnent.

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GONG !!!

14 décembre, 2009 · Commentaires Fermés

Poème visuel et musical

à partir de 6 mois

GONG

ici plus d’infos

La terre sonne et résonne, écoutez-la…

GONG ! emmène le public dans un monde de vibrations et d’images, évoquant le rapport de l’homme à la terre.

Les enfants sont assis autour d’une scène circulaire,espace inconnu à découvrir.

Deux personnages laissent leurs traces éphémères sur le sol et donnent vie à un dessin d’argile, de pierre, de sable et d’épices, tel un mandala, une offrande ou même un jeu, reflet d’un imaginaire puisant sa source dans la richesse des mythes et des rites  ancestraux.

Origines de la terre, terre originelle, océan primordial ou naissance de l’homme, nous voyageons au gré de la matière et des symboles, dans un monde fait d’eau, de terre, d’air et de feu…

Les sonorités métalliques et minérales d’instruments surprenants – gender javanais, cristal Baschet, pierres sonnantes… – sont associées à la voix parée de toutes ses couleurs : du lyrique au traditionnel, de la polyphonie jusqu’aux simples souffles…

Une initiation sensorielle toute en rondeur destinée aux tout-petits et à ceux qui les accompagnent…

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3 soirées royales en Beauvaisis…

11 décembre, 2009 · Commentaires Fermés

La Nuit des rois

ou ce que vous voudrez

Vous avez aimé… Et nous vous en remercions – Cette coproduction du Théâtre du Beauvaisis est un succès ! Merci pour eux !

Extraits du livre d’or :

“Quelle mise en scène…! Quelle jeud’acteur…! Merci !”

“… Je n’aurais jamais pensé pleurer de rire devant Shakespeare !”

“Bravo !!!”

“Superbe soirée… excellente mise en scène… !”

(…)

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LA NUIT, tous les ROIS sont gris…

8 décembre, 2009 · Commentaires Fermés

théâtre – création coproduction Théâtre du Beauvaisis

La Nuit des rois

ou ce que vous voudrez

William Shakespeare – mise en scène Jacques Vincey

Mercredi 9, jeudi 10 et vendredi 11 décembre > 20h30


LNDR-Marc-Vanappelghem

Intrigue

Le duc Orsino se pâme d’amour pour la belle et inaccessible comtesse Olivia qui ne l’aime pas et reste cloîtrée chez elle pour porter le deuil d’un père et d’un frère.  Un naufrage se produit au large des côtes. Deux jumeaux, Sébastien et Viola sont séparés par la tempête et chacun croit l’autre noyé. Viola, rejetée par la mer sur les côtes d’Illyrie, adopte une tenue masculine et se fait appeler Cesario pour entrer au service du duc. Elle ne tarde pas à éprouver pour lui des sentiments tendres autant qu’ inavouables. Le duc de son côté lui porte une affection protectrice et qui ressemble fort à de l’amour, car il ne peut pas se passer de son page. Il lui confie la tâche de porter des
messages amoureux à Olivia qui les dédaigne, mais qui s’éprend de Césario…
L’intrigue secondaire a pour champ de manoeuvres la maison d’Olivia. Elle y héberge un cousin, Sir Toby Belch, vieux gentilhomme décati et débauché. Il a attiré chez sa cousine un autre gentilhomme, niais et poltron, Sir Andrew Aguecheek, à qui il fait croire que la belle et riche Olivia pourrait lui convenir, ainsi que sa dot. Il ne fait que leurrer Sir Andrew afin de le ruiner définitivement. La maisonnée est complétée par quelques domestiques, dont l’ingénieuse Maria et Malvolio, intendant du domaine, austère et ambitieux. Lui aussi aspire à la main d’Olivia. Il va tomber dans un piège tendu par ses collègues qui le ridiculisent et le font passer pour fou aux yeux de sa maîtresse. Sébastien réapparaît, conduit en Illyrie par le marin Antonio qui a pour le jeune homme une affection passionnée. La présence de Sébastien et Viola, rendus identiques, provoque des quiproquos en cascade jusqu’à ce que les jumeaux se reconnaissent. L’imbroglio amoureux trouve alors une résolution heureuse : Olivia peut transférer sur Sébastien l’amour qu’elle vouait à Viola qui, rendue à sa féminité trouve chez Orsino un écho à l’amour qu’elle lui vouait secrètement. Enfin, Sir Toby épouse Maria pour la récompenser du mauvais tour joué à Malvolio tandis que Feste, le bouffon, clôt la comédie par une chanson douce-amère.

Henri Suhamy
Shakespeare (extraits) – Éditions de Fallois, 1996

Paroles de metteur en scène


La nuit des rois se situe dans le prolongement de mes précédents spectacles qui revendiquaient la théâtralité comme un postulat de départ. Shakespeare inscrit sa «comédie des comédies » dans un pays légendaire, l’Illyrie. Il nous place d’emblée dans un espace intermédiaire entre songe et réalité – un espace de théâtre – et nous rend complices de ses personnages qui vont progressivement nous entraîner dans la fiction. Avec une liberté et une insolence jubilatoires, il saute allégrement du raffinement compassé des amoureux à la  truculence rabelaisienne de la suite d’Olivia. Il nous bouscule d’un univers à l’autre. Les couleurs sont franches, saturées.
Les esthétiques et les codes de jeu s’entrechoquent. « Si la musique est nourriture d’amour, joue encore… » La célèbre réplique du Duc, qui ouvre la pièce annonce l’importance qu’auront la musique et les chansons dans cette histoire. Feste, en raison de son statut d’amuseur, en est le principal  dépositaire. Mais Toby et Aguecheek chantent volontiers avec lui et Orsino est mélomane… Shakespeare, en son temps, a beaucoup pillé ses contemporains pour construire ses intrigues et les inscrire dans une réalité qui soit partagée par le plus grand nombre.  Cela n’a en rien entamé de son exigence, ni écorné son génie. Son écriture embrasse toute la vie et nous invite à « faire théâtre de tout » en nous attachant à restituer cette légèreté et cette intelligence qui permettent de s’infiltrer en profondeur dans les failles et les fissures de l’âme humaine.

Jacques Vincey, Octobre 2008

LEXIQUE
par Jacques Vincey

La Nuit des Rois – Dolce vita imaginaire. Comédie de la satiété et du manque, de la mélancolie et de la fête. Chacun va vers son vertige.

Orsino (duc d’Illyrie) – Chez lui, souffrance et plaisir se côtoient.

Olivia (comtesse) – Bien plus que sa beauté ou son esprit, sa souveraine cruauté alimente la passion du duc.

Orsino et Olivia – Ils ont un côté Valmont/Merteuil qui s’en tiendraient à ne faire souffrir qu’eux-mêmes.

Malvolio (intendant d’Olivia) – Puritain qui souffre de désir.

Feste (bouffon d’Olivia) – Sans désir mais aussi sans illusion. Il est conscient du rôle qu’il joue, et du pouvoir des mots.

Illyrie (duché d’Orsino, actuelle Albanie) – Royaume plus symbolique que réel. Terre en marge du reste de l’univers, tout peut arriver, y compris le plus improbable.

Paroles de dramaturge

Le titre de la pièce est, à bien des égards, une énigme, mais il a cet attrait qu’ont souvent les choses mystérieuses. On a bien identifié que la « douzième nuit » du titre anglais renvoyait à l’Épiphanie, douze jours après Noël. Autant que la référence à la fête du calendrier chrétien, c’est la référence à la nuit qui importe ici. C’est dans l’obscurité de cette nuit d’hiver,  symétrique d’une nuit d’été que Shakespeare chante ailleurs, que la confusion, le trouble, et de là le désir, deviennent possibles. On prend une fille pour un garçon (à moins que ce ne soit l’inverse), un mot pour un autre, l’écriture de la suivante pour celle de sa maîtresse. L’obscurité permet la licence. Ces inversions, ces renversements, s’inscrivent très certainement dans la logique carnavalesque qui caractérise les célébrations et le symbolisme complexe de l’Épiphanie, fête de la lumière apparue au coeur de l’obscurité. La nuit couronne rois les farceurs en même temps qu’elle asservit les grands au pouvoir de l’amour, dans une ivresse qui est celle de la fête autant que du désespoir amoureux. Le déguisement est un des motifs les plus importants mais aussi les plus étranges de la pièce. C’est le déguisement de Viola en garçon, au tout début de la pièce, qui lance la série de quiproquos sans laquelle la pièce n’existerait pas, et ce sont les retrouvailles des deux jumeaux qui permettent le dénouement.
Mais si la ligne dramatique est claire, les raisons qui poussent Viola à se déguiser en garçon sont elles, au contraire, pour le moins troubles. Ce travestissement est un acte aussi essentiel dramatiquement (sans lui, la pièce s’effondre) qu’il est  inexplicable rationnellement. Pourquoi Viola se déguise-t-elle en garçon ? Aucune des pistes suggérées par la pièce ne permet tout à fait de rendre compte du mystère de ce travestissement : les chemins d’Illyrie ne sont pas si dangereux que la jeune fille doive garder son costume si longtemps… À moins que les routes d’Illyrie ne soient celles qui mènent de l’enfance à l’âge adulte, de l’amour d’un frère à celui d’un conjoint ?
C’est en tout cas dans le trouble né de cette question que Shakespeare fait affleurer certains des motifs les plus délicats et douloureux de l’oeuvre. Car pour Viola, le costume est aussi un moyen de ramener les morts, de tirer son frère des flots où elle le croit noyé : « Mon frère vit, je le sais,/ Dans mon propre miroir… » (III , 4), dit-elle, elle qui est à la fois « toutes les filles de [son] père,/ Et tous [ses] frères, aussi… » (II , 4). Le motif de la gémellité, dans La Nuit des rois, n’est pas seulement un ressort dramatique : il est la métaphore vive que le poète invente pour porter la lumière dans les coins sombres de l’identité, de l’identité sexuelle, notamment. En inventant ces
deux jumeaux aussi semblables que les moitiés d’une pomme coupée en deux, qui se ressemblent comme deux gouttes de l’eau dont ils semblent être nés, Shakespeare invite ses spectateurs dans un univers imaginaire, merveilleux, qui est peut-être justement celui d’une enfance édénique, innocente, ignorante encore du sexe et du désir qu’il engendre.
La profonde nostalgie qui se dégage de la fin de la pièce, c’est peut-être aussi la conscience chez le spectateur de cette distance avec le monde perdu de l’enfance et des contes qu’est l’Illyrie, ce monde où la mort peut être conjurée par un simple costume, où l’on perd un amour pour en retrouver un autre, ce monde qui est d’abord une scène de théâtre, pas plus, pas moins.

Vanasay Khamphommala, dramaturge

LNDR-Marc-Vanappelghem

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Jacques Vincey propose La Règle du Jeu…

8 décembre, 2009 · Commentaires Fermés

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La Nuit des rois par Shakespeare…

4 décembre, 2009 · Commentaires Fermés

Orsino, I, 1
O, when mine eyes did see Olivia first,
Methought she purged the air of pestilence ;
That instant was I turn’d into a hart,
And my desires, like fell and cruel hounds,
E’er since pursue me.

Orsino, acte I, scène 1
Oh ! quand mes yeux virent Olivia pour la première fois,
Il me sembla qu’elle purgeait l’air de toute pestilence ;
A cet instant je fus changé en biche,
Et mes désirs, tels de farouches et cruels limiers,
Me traquent depuis lors.

En deux mots

Sébastien et sa jumelle Viola sont séparés par un naufrage. Travestie en garçon, elle entre au service du duc Orsino. Celui-ci l’envoie faire sa cour auprès d’Olivia dont il est épris. Mais la comtesse tombe sous le charme de l’étrange messager. Commence alors un quiproquo amoureux…

Le théâtre de Shakespeare

Shakespeare s’est illustré dans tous les genres et on ne peut pas dire que l’un prévaut sur l’autre. Sur 36 pièces, on compte au moins :
8 tragédies
8 drames historiques
17 comédies

A l’exception du Roi Jean qui situe l’action au treizième siècle et raconte l’histoire de celui qu’on a appelé ” le Néron anglais”, tous les drames historiques racontent la guerre des deux roses ( la rose rouge est l’emblème de la dynastie des Lancastre et la rose blanche celui de la dynastie des York) qui de 1455 à 1485 opposa les deux branches rivales de la famille royale pour la possession de la couronne d’Angleterre. Ces drames sont regroupés en é tétralogies ( 4 pièces) : la première regroupe les trois parties d’Henry VI et Richard III, la seconde regroupe les deux parties d’Henry IV, Henry V et Richard II. Shakespeare ne fait pas un travail d’historien ; non seulement il ne respecte pas la chronologie ( voir le tableau ci-dessous) mais il prend des fantaisies avec les événements historiques : ce qui importe davantage pour lui, c’est de faire réfléchir à de grandes questions telle la légitimité : dés lors que l’héritier au trône est un incapable, un être immoral, monstrueux, cynique, doit-il régner ou au contraire être combattu au nom de la grandeur du royaume d’Angleterre ?
Les drames présentent des intrigues très compliquées dans la mesure où plusieurs intrigues se croisent. L’unité de lieu n’est pas respectée. Par exemple, l’action d’ Henry IV se passe en France et en Angleterre

Dans ces tragédies, Shakespeare met en scène les passions, les vices, les faiblesses humaines et plus particulièrement leurs conséquences, à savoir, la chute et la mort du (des) héros éponymes(s). Ainsi Othello est la tragédie de la jalousie, Macbeth, celle de l’ambition, Le Roi Lear, celle de l’égoïsme, Roméo et Juliette, celle de la haine et de l’amour.
Le thème de la vengeance est un thème récurrent dans le théâtre de Shakespeare, illustré principalement dans Hamlet, Titus et Andronicus.
Les tragédies sont souvent familiales : outre Roméo et Juliette, on peut citer, Hamlet, Othello…. Le Roi Lear.

Pièces divertissantes, donnant parfois lieu à des plaisanteries grossières, les comédies de Shakespeare peuvent être aussi inquiétantes et étranges. Shakespeare fait intervenir le monde de la magie ( La Tempête ; le jeune à tête d’âne dans Songe d’une nuit d été), des fées (Songe d’une nuit d’été), mais de la danse, de la musique. Il a recours au travestissement : outre la convention théâtrale qui voulait que les hommes se déguisent en femme pour jouer les rôles féminins, une jeune fille se fait passer pour un homme dans La Nuit des rois. Le dénouement est le fait de l’intervention d’un ” deus ex machina” telle la déesse Diane dans Périclès. Enfin, Shakespeare n”hésite pas à parodier les mythes anciens tel celui de la guerre de Troie dans Troïlus et Cressida.

Brève

Lors de la création, il existait un degré supplémentaire de travestissement qui jouait encore davantage sur un érotisme ambigu : en effet il était interdit aux femmes de monter sur scène et tous les personnages féminins étaient interprétés par de jeunes acteurs. Le rôle de Viola était tenu par un jeune homme, jouant le rôle d’une demoiselle habillé en garçon qui soupire d’amour pour Orsino.

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