COPRODUCTIONS
TARTUFFE
de Molière, mise en scène Laurent Delvert
en résidence de création au Théâtre du Beauvaisis du 9 au 24 février 2012
Représentations: - mercredi 22 février 19h30 - jeudi 23 et vendredi 24 février 20h30 Répétition publique – jeudi 16 février 20h00 – entrée libre – réservations conseillées Répétition scolaire – jeudi 16 février 14h30 – réservations indispensables → Téléchargez la première partie du dossier PIÈCE (DE)MONTÉE TARTUFFE —————————————————————————————————————————————————— Photos de la première de Tartuffe le 22/02/12 au Théâtre du Beauvaisis
———————————————————————————————————————————————————
Photos de répétition le 10/02/12 au Théâtre du Beauvaisis
——————————————————————————————————————————————————–
Photos réalisées le 12/01/12 à Paris
——————————————————————————————————————————————————
Interview de Frédéric MILLOT
Créateur lumières de TARTUFFE
Comment s’est construit votre travail ? A partir des indications du metteur en scène, de votre lecture de la pièce ou des deux à la fois ?
Le travail se construit autour de la scénographie mais avant tout et surtout autour de la mise en scène. C’est donc à partir de la lecture de la pièce du metteur en scène que la création « lumières » se construit. Ma lecture de la pièce et l’interprétation qui est la mienne est vraiment différente de celle de Laurent Delvert qui veut donner une vision très contemporaine de Tartuffe.
Quels sont le rôle et la place de la lumière dans le spectacle ?
La lumière doit accompagner la dramaturgie d’une pièce, traduire cette dramaturgie et accentuer l’atmosphère souhaitée par le Metteur en scène. Tout est assez propre sauf dans l’Acte V où l’on se retrouve dans la chambre de Tartuffe. Le reste est assez cosy, très peu éclairé, dans une pénombre relative. Notre souhait était d’avoir une lumière indirecte : les comédiens sont peu éclairés directement mais plutôt par les lumières qui se trouvent dans chacune des pièces… par la scénographie, paravent lumineux, frigo, télévision lorsqu’elle est allumée.
La création lumière se fera plus précisément lors de la résidence de création au Théâtre du Beauvaisis à Beauvais.
Par rapport à la création d’il y a 6 ans, peu de choses vont bouger : seul l’éclairage du parquet est nouveau. Il y a 6 ans, il y avait des marques au sol sur le plancher ; là, elles sont remplacées par des points d’éclairage qui donnent des repères par rapport aux emplacements des éléments scénographiques.
Les éclairages qui apparaîtront à claire-voie (palettes surélevées donne une ambiance trash, froide, à l’image de Tartuffe.
Est-ce que la lumière froide dans la boule à « jardin » symbolise la présence du personnage de Tartuffe ?
Elle sert d’éclairage indirect. Le reste est plutôt chaleureux. Oui, cette lumière froide peut être lue comme étant l’âme de Tartuffe, personnage froid. Cette lumière sera éclairée avec des intensités différentes lors du spectacle. Dans le début de l’Acte IV, Tartuffe est dans son sauna, elle a une place importante, essentielle.
La lumière du « ponton » sera composée grâce à des néons qui donneront une ambiance très froide, glaçante.
Parlez-nous du plancher lumineux ? Qu’est-ce qui le justifiait ? A quelles difficultés avez-vous dû faire face techniquement ?
L’apparition des leds lumineuses sui est assez récente a permis d’insérer ces lumières dans le plancher afin de le rendre lumineux. Techniquement, cela a été difficile, très longs : 660 leds, 900 soudures, 250 m de câbles… Cela paraît simple mais fastidieux à réaliser.
Comme pour le son, les comédiens vont-ils agir eux-mêmes sur la lumière ou seulement le régisseur lumières ?
Une seule fois pour l’instant, le personnage de Tartuffe entre sur le plateau et joue clairement avec la lumière : il baisse la Lumière pour faire danser Elmire, pour la draguer. Les lumières du frigo, de la télévision sont des lumières qui n’ont pas été transformées, ni accentuées. On a essayé de coller à la réalité. On reste dans le quotidien, dans quelque chose de crédible.
Avez-vous été amené à collaborer avec le créateur des costumes ? Quelle a été la nature de votre collaboration ?
Compte tenu du fait que les comédiens sont tous habillés différemment, on ne peut envisager la lumière par rapport à un costume en particulier. A la fin, Tartuffe sera isolé dans la lumière avec une lumière froide tandis que les autres personnages seront éclairés avec des lumières chaudes.
——————————————————————————————————————————————————
Photos réalisées le 05/01/12 à Paris
—————————————————————————————————————————————————
Interview de Frédéric REBUFFAT, scénographe-costumier de TARTUFFE – Jeudi 5 janvier 2012 – Paris
- Est-ce une demande du metteur en scène de vous avoir confié à la fois les créations scénographiques et costumes du spectacle ?
Ce n’est ni une demande du metteur en scène ni une proposition qui émane de moi ; lors de la « première création » de Tartuffe, il y a 6 ans, j’avais déjà assumé la création scénographique en plus de la création costumes. J’avais en fait géré tout l’univers visuel du spectacle. Le travail actuel s’inscrit donc dans cette continuité.
- Qu’est-ce qui vous a motivé pour accepter ce projet et en quoi les personnages de la pièce ont-ils influencé votre travail de création tant au niveau de la scénographie que des costumes ?
Tout d’abord le fait d’avoir travaillé sur la précédente création de Tartuffe. Pour ce qui est de la création « costumes », nous avons revu des choses qui étaient tout à fait d’actualité il y a 6 ans et qui ne le sont plus aujourd’hui ; elles sont déjà démodées. Tout va très vite. Notre souhait est de centrer cette création sur les « jeunes » : Damis, Mariane, à un degré moindre, Valère. En 6 ans, la manière qu’ont les jeunes de s’habiller a énormément changé. Ce qui était valable dans la précédente version ne l’est plus aujourd’hui. On voulait vraiment coller avec ce que portent les jeunes de 18-20 ans. Il a donc fallu changer plusieurs éléments de costumes. On s’est rendu compte que dès qu’un élément changeait, plus rien ne marchait vraiment. Et puis, les comédiens aussi ont changé (Damis, Valère, Mariane…). Il fallait les habiller. Quand on est dans une création contemporaine, on habille un rôle et on habille aussi un acteur ; ce n’est pas qu’une question de mensuration. Il faut coller au plus près de ce qu’est l’acteur. Ce que demande Laurent (Delvert), c’est un jeu qui est quasiment un non-jeu, quelque chose de très proche du cinéma. Il utilise beaucoup ce qu’est l’acteur, et le costumier doit coller à cela. Je compose beaucoup avec ce que sont les comédiens, mais aussi avec leur tempérament, leur sensibilité. Je dois faire un travail de psychologie, d’esthétique. C’est une alchimie en quelque sorte. C’es passionnant et complexe à la fois. Les costumes ne sont en fait que de l’achat de vêtements. Il faut trouver l’alchimie, que tout raconte quelque chose, qu’il y ait une cohérence globale.
- Et au niveau de la scénographie ?
La scénographie a été très mûrement réfléchie et il n’y a plus beaucoup de place pour du nouveau, des changements… Les comédiens, et notamment les nouveaux, apportent des choses nouvelles dans le jeu mais cela n’a pas d’influence sur la scénographie qui est à 99 % figée au premier jour des répétitions. Et d’ailleurs, dès le tout début du travail, les comédiens ont eu la chance de répéter dans le décor, ce qui est exceptionnel.
- Pourquoi avoir choisi une scénographie avec des palettes à l’état brut ?
Cela a toujours été un choix. Notre idée centrale pour le décor, c’est la maison. Sans pour autant faire une maison. On tourne autour. La maison d’Orgon est l’un des personnages subliminal. On a voulu asseoir la modernité d’aujourd’hui dans le quotidien de cette maison. On a voulu redonner le quotidien de cette vie de famille désorganisée ; il y a eu un deuil (la première femme d’Orgon) et un intrus (Tartuffe) qui a profité de ce deuil pour déstabiliser cette maisonnée et tout cela devait être traduit visuellement. Il a fallu retranscrire cela : on a utiliser un matériau brut, la palette, qu’on a surélevé avec des parpaings. Le choix des matériaux voulait donner l’aspect en chantier, on ne sait pas si on est dans une maison en train de se déconstruire, de se rebâtir, on est toujours à l’intérieur, à l’extérieur, les 2 jouent l’un contre l’autre ou l’un avec l’autre…
- L’action de la pièce : intérieur ? extérieur ?
Il y a une image vidéo projetée en fond de plateau, image « animée » qui est celle d’une belle maison bourgeoise qui intrigue : les ouvertures sont murées de parpaings. Nous faisons le pari que les spectateurs vont faire le chemin, mentalement, et vont comprendre que l’on entre dans la maison. A priori, d’après les retours de spectateurs que nous avons, cela fonctionne. Cette maison est en plein chambardement : la douche est dans la cuisine, sur une espèce de caisson surélevé, tout est provisoire, tout se construit. On sent donc que c’est une maison qui se construit, qui au gré des actes « bouge » (on passe de pièce en pièce –d’abord dans une pièce « à vivre », puis dans la cuisine, puis dans l’atelier d’Elmire dont on a imaginé qu’elle était une artiste peintre, qu’elle avait un univers très fort qui la connectait à son beau-fils Damis, artiste contrarié, repoussé par son père Orgon). Il y a là des passerelles entre les personnages. Damis vient se réfugier dans l’atelier d’Elmire pour jouer de la guitare. Le metteur en scène a souhaité que cette pièce, écrite comme un scénario de cinéma, soit traitée de façon cinématographique, avec des zooms, des changements de points de vue, des changements d’axes. Par exemple, 2 scènes se passent dans l’atelier d’Elmire mais pas dans le même axe. Dans l’une, on est face à l’atelier d’Elmire et dans l’autre on le voit de profil. Dans la pièce, on va aussi se retrouver dans la chambre de Tartuffe avant, tout à la fin de la pièce, de se retrouver dans la pièce « à vivre ». Et cette dernière pièce qui aura subi toute une série de bouleversements pendant la pièce s’est reconstruite. On la retrouve un peu comme au début mais pas tout à fait car il s’est passé beaucoup de choses pendant la pièce : Tartuffe aura été démasqué, Orgon aura retrouvé la confiance de ses enfants, mais aussi sa femme, Elmire, sa mère, Mme Pernelle qui va comprendre tout ce qui s’est passé. Il y a une recomposition de cette cellule familiale dans un contexte où tout a bougé. Il y a de petits glissements…
Toute cette déconstruction-reconstruction de la scénographie est à mettre en miroir avec la déconstruction-construction de la famille d’Orgon.
- Pourquoi projeter une image vidéo plutôt qu’une image fixe en toile de fond ?
Comme nous l’avons dit, il s’agit donc d’une maison bourgeoise. Ma volonté a été de donner une unité de temps, une journée, d’avoir une continuité avec des changements de lumières sur la façade, le vent qui fasse bouger les branches, des oiseaux qui passent… Au niveau du son, c’est Madame Miniature qui a refait la bande.
- Pourquoi avoir choisi des éléments scénographiques comme une douche, un réfrigérateur, un canapé, … ?
Cela permet de donner des appuis de jeu aux acteurs ; cela facilite l’accès des jeunes spectateurs. C’est aussi un choix esthétique qui permet d’ouvrir le contenu ; tout en conservant le vers de Molière, le Metteur en scène a choisi de rendre le langage très quotidien et la scénographie y participe également. Le spectateur rentre plus facilement dans l’univers de la pièce. Les actions concrètes permettent de découper le vers, de l’éclater. Lorsque l’on commence à dire un vers, que l’on boit une gorgée de café au milieu avant de reprendre, tout cela fait qu’on rend le vers plus accessible, plus quotidien, plus parlé…Tout cela participe de la même démarche.
- Pourquoi votre scénographie ne présente-t-elle pas d’éléments religieux, alors que c’est le cas dans d’autres mises en scène ?
Il y a un élément religieux très fort, c’est le choix de Tartuffe qui est un prêtre. Mais il y a aussi beaucoup de croix subliminales dans le décor que l’on peut « dénicher ».
- Quel est le rôle des costumes dans la pièce ?
C’est un rôle très important : c’est le véritable ancrage dans le quotidien. Si la pièce est amenée à tourner, dans un an, dans 2 ans, nous serons contraints à revoir des choses comme nous l’avons dit plus haut, les vêtements seraient très vite démodés.
- Comment avez-vous traité les costumes de Tartuffe, Damis et Mariane, entre autres ?
Le costume de Tartuffe est donc un costume de prêtre avec un col blanc ou « col romain » très visible : dans la société actuelle, il y a un retour de l’affirmation du statut de prêtre dans le costume, y compris le costume public, pas le costume de cérémonie. Jean-Paul II avait déjà entamé ce retour vers une identité du prêtre à travers son costume et Benoît XVI le prolonge et l’affirme encore plus fortement. Il faut affirmer avec fierté ce qu’on est.
Damis est quant à lui traité en fan du chanteur gothique Marylin Manson, blouson de cuir, ceinture cloutée… Il est en rupture totale par rapport à ce que son père avait rêvé pour lui. Il ne s’intéresse qu’à la musique, aux tags, à la vidéo…
En même temps, le Metteur en scène a souhaité mettre en balance les personnages de Tartuffe et de Damis, tous les 2 en noir : il suffirait de mettre une ceinture cloutée à Tartuffe pour qu’il « devienne » Damis, le gothique.
Mariane est au cœur de la mode, c’est une « lotita » de 19-20 ans, une jeune fille tout à fait dans le coup, qui a du goût, qui a les moyens de s’habiller…
- Etes-vous d’accord avec le propos du critique littéraire et artistique du XXème siècle, Roland Barthes, qui défendait l’idée qu’un costume de théâtre est fait « pour être vu », pas « pour être regardé » ?
Cette question est un peu perturbante pour un costumier. Si on regarde trop le costume, c’est que le reste est « raté ». En même temps, ils renforcent des idées de mise en scène. Ils sont faits pour être plus que « vus ». Lorsque l’on n’a pas les moyens de travailler sur une scénographie, on soigne encore davantage le costume qui induit aussi le jeu, renforce le personnage, donne des directions.
- Avez-vous été collaboré étroitement avec les créateurs « son » et « lumières » du spectacle ? Quelle a été la nature de votre collaboration ?
Avec le créateur son, pas vraiment : Madame Miniature a un univers personnel très fort. Bien sûr, il a des échanges, des questionnements…
Par contre sur la lumière, oui : un scénographe est très attentif au fait de savoir comment son décor va être éclairé. D’autant plus que je fais aussi parfois des créations lumières. Les lumières du spectacle sont très induites par le décor. Beaucoup de lumières seront également intégrées dans le décor. L’idée était que le décor porte ses propres éclairages.
—————————————————————————————————————————————————–
Photos réalisées le 22/12/11 à Paris lors des répétitions de l’Acte 2 avec Valère, Mariane et Dorine, autour du metteur en scène.
Merci à toute l’équipe de la Cie NTB de nous avoir ouvert cet espace et ce temps de travail.
Interview de Mme Miniature : créatrice de la bande sonore de Tartuffe
- Madame Miniature, quelles ont été les motivations qui vont ont conduites à vous engager dans le Tartuffe, mis en scène par Laurent Delvert ?
Comme sur chaque création, c’est avant tout une aventure humaine : et c’est donc Laurent Delvert, metteur en scène, qui m’a demandé de venir travailler sur ce spectacle. Et puis, le projet en lui-même, ce qu’en raconte le metteur en scène, ce que Laurent Delvert a envie de dire avec ce Tartuffe est ce qui m’a motivée et a fait que j’ai adhéré à ce projet de création.
- Comment se construit votre travail ? Est-ce à partir des indications du metteur en scène ? de votre lecture de la pièce ?…
J’ai une façon de travailler assez singulière : je suis présente du 1er jour des répétitions jusqu’à la première représentation. Et même avant, s’il y a une lecture en amont des répétitions, j’aime être là. Pour moi, le travail se construit à partir des voix des comédiens et c’est pourquoi je suis présente au tout début du projet. C’est à partir de leur voix que j’imagine des choses, que je propose de construire des éléments sonores liés aux voix et à la dramaturgie. Par ailleurs, cette aventure du Tartuffe est avant tout un travail d’équipe et c’est à partir des indications du metteur en scène, de ce qu’il a envie de raconter que les choses se font. Toutes les indications que le metteur en scène donne aux acteurs nourrissent également mon travail de créations sonores. Bien évidemment, je dois aussi prendre en compte le travail de scénographie, de création lumières. Je ne dois pas être redondante : si une indication est déjà donnée par la mise en scène, par la lumière, par la scénographie, par rapport au jeu d’un acteur, il ne s’agit pas forcément d’aller dans le même sens mais d’accompagner, d’éclairer le propos grâce à la création sonore.
- Quel sera le rôle de la bande sonore dans le Tartuffe ?
Compte tenu du fait que tout est en chantier, en création, il est encore trop tôt pour dire quelle sera sa place exacte. Par rapport à la première version de Tartuffe créée par Laurent Delvert il y a plus de 6 ans, nous aurons dans la pièce un guitariste, qui joue le personnage de Damis. Il jouera donc de la guitare sur le plateau. Ce qui va donc changer, c’est que tout ce qui est sur le plateau vienne vraiment du plateau, soit joué et géré par eux : que Damis joue de la guitare, que la radio soit lancée par les comédiens, ainsi que la télévision. Que tout fasse partie de la pièce, de la maison. Alors que tout ce qui sera en rapport avec Tartuffe et les entre-actes sera géré depuis la régie. Voilà où j’en suis de ma réflexion aujourd’hui (22 décembre 2012). Mais tout peut encore changer. Mais c’est vers cela que nous tendons.
- Pourquoi avoir choisi comme support musical des musiques de Marilyn Manson ?
C’est un choix du metteur en scène qui a souhaité que cela soit le contraire du personnage de Tartuffe. Donc, à moi de choisir un morceau sur lequel je vais m’appuyer. J’ai donc trouvé et choisi Don’t prey for me. Et donc à moi de retravailler la bande sonore à partir de cette chanson de Marilyn Manson.
- Comment les musiques de Marilyn Manson vont-elles être traitées ?
Il y a des extraits de chansons de Marylin Manson que j’ai découpés, retravaillés et d’autres chansons qui sont réellement des « originaux » de Marilyn Manson.
- Comment les référence religieuses, omniprésentes, vont-elles être traitées dans la pièce au niveau sonore ?
Le metteur en scène a plutôt envie de ne pas illustrer au niveau sonore les références religieuses alors qu’elles l’étaient dans la première version où il y avait des Ave Maria par exemple. Dans cette nouvelle version, Laurent Delvert a plutôt envie que l’on s’éloigne de ça.
Le 22 12 2011














