Nomination de Martine Legrand à la direction de la scène nationale d’Albi

Nomination de Martine Legrand à la direction de la scène nationale d’Albi

PUBLIÉ LE 20.03.2015 À 19H00 – PARIS

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication et Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d’Albi, en plein accord avec le Conseil régional de Midi-Pyrénées et le Conseil général du Tarn, ont donné leur agrément à la proposition unanime du jury réuni le 12 mars 2015 de nommer Martine Legrand à la direction de la scène nationale d’Albi.

Directrice de la scène conventionnée théâtre du Beauvaisis depuis 2002, après avoir été directrice de théâtre expression pour les enfants du Beauvaisis, Martine Legrand va piloter une scène nationale dotée d’un ensemble d’équipements artistiques remarquables : le Grand Théâtre conçu par Dominique Perrault et ouvert au public il y a un an, le cinéma « art et essai », et les lieux de création et de diffusion historiques à Albi.

Son action sera menée en liaison dynamique avec un important réseau de partenaires dans le département du Tarn.

Sous le titre « Une scène contemporaine en mouvement et en partage », Martine Legrand propose un projet pluridisciplinaire ambitieux porteur d’identité artistique et culturelle, fondé sur des valeurs d’exigence, d’ouverture sur le monde et de dialogue, au service des artistes et de toute la population, en particulier la jeunesse.

Martine Legrand succède à Pascal Paris qui a porté avec un grand professionnalisme le développement des outils et de la présence de la scène nationale à Albi et sur le territoire.

Paris, le 20 mars 2015

http://www.culturecommunication.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Nomination-de-Martine-Legrand-a-la-direction-de-la-scene-nationale-d-Albi

« J’aime Cami, il ne rate jamais le pire. » Roland Topor

cami

CAMI

Pierre-Henri Cami, né en 1884, à Pau.Élève médiocre, il songe tout d’abord à devenir toréador, mais son père, voyageur de commerce, voit cette vocation d’un mauvais œil et l’en dissuade. À 15 ans, il écrit quelques poésies. À 19 ans, il entre au conservatoire de Paris dont il ressort sans diplôme. Il travaille un temps à l’Odéon, puis au Théâtre Mondain, à Little-Palace, mais ne parvient pas vraiment à s’imposer en tant qu’acteur. À 26 ans, en juillet 1910, il crée « Le Petit Corbillard Illustré », journal bimensuel, organe corporatif et humoristique des pompes funèbres. Il y publie ses premiers textes. Doué pour la caricature mais plus particulièrement encore pour le théâtre loufoque, Cami jouit très vite d’un immense succès populaire. Il collabore à de nombreux journaux : Petit Parisien, l’Excelsior, le Dimanche Illustré, Paris-Soir, Le Rire, Fantasio, le Merle Blanc, Paris Matinal… Puis à partir de 1933 à l’Illustration. Dès 1913, il réunit ses meilleurs « fantaisies » en volumes. C’est d’abord « pour lire sous la douche », puis « l’homme à la tête d’épingle ». Suivront bien d’autres romans et autres loufoqueries. En trente-neuf ans, il publie plus de quarante ouvrages, écrit des chansons, des opérettes, des revues, des scénarii de films, des émissions radiophoniques et quelques préfaces. Son œuvre lui vaudra en même temps qu’un immense succès populaire, l’admiration –  et souvent l’amitié – de Charles Chaplin, Ramon Gomez de la Serna, Pitigrilli, Jean Cassou, Lucien Dubech Maurice Dekobra, Jacques Prévert et, plus récemment, celle de Chaval, Roland Topor, Michel Lebrun, Raymond Devos et quelques autres « inconditionnels ». Cami est aussi le fondateur de l’Académie de l’humour et il sera lauréat en 1953 du Grand Prix d’Humour International. Il meurt à Paris en novembre 58, à soixante-quatorze ans, un peu oublié…

Cami! humour, délices et morgue
Mardi 24 mars à 20h30 au Théâtre du Beauvaisis
Une mise en scène de Nicolas DUCRON

photo Fabien Debrabandere

photo Fabien Debrabandere