Texte d’un adolescent, en lien avec « Le Dibbouk »

Ce texte a été écrit par Clément, élève de 2nde « Littérature et Société » – Institution du Saint Esprit de Beauvais suite au spectacle Le Dibbouk, ou entre deux mondes, séance du 13 novembre, soirée entachée par les événements tragiques du Bataclan et des autres lieux visés par des attaques terroristes, à Paris.
Le texte y fait allusion de manière très sensible.



Deux mondes

Le spectacle commence par tant de questions,
Vivre semblait être une sorte d’interrogation.
Pourtant, aucune note ; c’était du théâtre

Les acteurs étaient endiablés loin de l’âtre
Mais nous avions deux mondes : la vie et la mort ;
Sur le moment nous voulions être d’accord.

A raison d’une heure Anski paraissait plus clair,
Son art parlait sans que rien ne l’altère
Sauf bien sûr à la fin, la nuit sans lendemain.

Pour Paris, pire qu’un Dibbouk venait de frapper
Par malheur, la paix, le calme semblaient lointains
Des terroristes avaient terrorisés.

Et des gens vivaient et mouraient tels nos deux mondes,
Ces deux planètes étaient la même boule ronde :
La scène circulaire et Paris terre-à-terre.

Enfin Khonan et Leye allaient de paire
Fin de la pièce mais point de la capitale
Pour cette soirée et ce spectacle fatal.

Clément

« J’ai 25 ans et une putain d’envie de vivre »

Cette semaine, le Théâtre du Beauvaisis vous propose de partir en Itinérance en pays de l’Oise avec le spectacle des Fous à réaction [associés], Nous qui avons encore 25 ans… 

Au plus près des spectateurs, une façon de parler de l’état du monde. 

Depuis trente ans, Les fous à réAction [associés] investissent toutes sortes de lieux — théâtraux et non théâtraux — pour aller à la rencontre des habitants des villes, des banlieues et des campagnes. Fervents défenseurs d’un « théâtre nomade de proximité », les membres de la compagnie installée à Armentières présentent, à Présence Pasteur, une petite forme pour une comédienne (Lyly Chartiez) et un comédien (Olivier Menu). « Au plus près des spectateurs, déclare le co-metteur en scène Vincent Dhelin, une jeune femme et un homme du XXIème siècle interrogent leur vie et le sens de la vie, en posant un regard amusé sur notre époque. Ils entament un débat jubilatoire et politique, mais aussi un dialogue plus intime et poétique. Ce texte est un prétexte pour parler ensemble de l’état du monde, pour rire du passé et du présent, et pour trinquer à la vie. » Nous qui avons encore 25 ans… aborde ainsi toutes sortes de sujets. Des « sujets qui fâchent et qui réjouissent », donnant lieu à un spectacle qui s’affirme en dehors des conventions théâtrales.

Manuel Piolat Soleymat – La Terrasse

RENCONTRE PHILO

Ce soir Le Théâtre du Beauvaisis vous propose de venir « philosopher »
autour du thème Manipulation mentale.
De quoi s’agit-il ? Comment cela fonctionne-t-il ? Thérapie ou escroquerie ?

En lien avec le spectacle : Le Système Ribadier.
Cette rencontre sera animée par le philosophe Jean-Pierre Thullier.

LUNDI 7 DÉCEMBRE à 20H au Nota Bene – Entrée libre

LE SYSTEME RIBADIER - De Georges FEYDEAU - Mise en scene par Jean Philippe  VIDAL - Lumiere : Thierry ROBERT - Costumes : Fanny BROUSTE - Avec : Helene BABU : Angele Gauthier BAILLOT : Savinet- Lieu : Theatre de l Ouest Parisien - Ville : Boulogne Billancourt - Le 05 10 2012 - Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE/WikiSpectacle

LE SYSTÈME RIBADIER – Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

 

Signature de la convention de partenariat culturel avec la Communauté de Communes du Pays de Bray

LA CHAPELLE-AUX-POTS – MARDI 1er DÉCEMBRE 2015
Renouvellement de la convention de partenariat culturel entre le Théâtre du Beauvaisis et la Communauté de Commune du Pays de Bray.

« cette collaboration entre nos structures, dans les domaines artistique et culturel, repose sur cette ambition partagée de concourir à l’embellissement et à l’enrichissement de l’existence de nos concitoyens en leur offrant la possibilité de rencontrer dans les meilleures conditions les sensibilités attachantes des artistes de notre temps.  »

Guy d’Hardivillers- Président du Comité de Gestion du Théâtre du Beauvaisis

signature convention dec2015 signature convention2 dec2015

Cette semaine Feydeau s’invite au Théâtre du Beauvaisis

GEORGES FEYDEAU

Dès son adolescence, Georges Feydeau cherche sa voie dans le théâtre et persévère, encouragé entre autres par Eugène Labiche, jusqu’à l’accueil chaleureux qu’il reçoit, à l’âge de 24 ans, pour Tailleur pour dames. Six ans plus tard, le succès est triomphal avec Champignol malgré lui et Monsieur chasse. Année féconde, 1892 est aussi celle de la création du Système Ribadier. Il est vrai que Feydeau a mis toutes les chances de son côté. Adepte des collaborations, s’il écrit seul Monsieur chasse, il retrouve Maurice Desvallières pour Champignol et Maurice Hennequin pour Le Système Ribadier. L’hypnose est en vogue à l’époque, marquée par les recherches de Charcot et l’École de la Salpêtrière. Tous les salons à la mode agrémentent leurs mondanités de séances d’hypnotisme. Les vaudevillistes y trouvent un sujet porteur, que Feydeau sait exploiter avec talent, notamment dans La Dame de chez Maxim.

Portrait de Georges Feydeau (1862-1921), auteur dramatique français.

G. Feydeau


LE SYSTÈME RIBADIER – FEYDEAU COMME AU CINÉMA

Grâce à une originale mise en scène, un rythme effréné, une scénographie dépouillée et d’ingénieux procédés, Jean-Philippe Vidal déjoue les codes marqués de la pièce de Feydeau et donne un second souffle à un théâtre de genre. De face, évoluant à l’intérieur d’un cadre en forme de cinémascope, les acteurs semblent pouvoir «sortir de l’écran». Dans un décor en noir et blanc, quelques éléments de décor avec de part et d’autre de la scène, absolument symétriques, deux portes blanches et deux moitiés de canapé. En fond de scène, un cyclorama sur lequel est projeté un portrait du défunt Robineau. Spectre revenu d’entre les morts, le tableau vivant surplombe l’action, son visage change, grimace, souffre. Un portrait doué de vie, à la fois témoin et symptôme de relations prises de folie. Images animées, personnages stylisés, esthétique léchée en demi-teintes, autant de références au cinéma pour le metteur en scène qui, en esquissant ses personnages silhouettés, songeait à Chapeau Melon et bottes de cuir. 

LE SYSTEME RIBADIER - De Georges FEYDEAU - Mise en scene par Jean Philippe  VIDAL - Lumiere : Thierry ROBERT - Costumes : Fanny BROUSTE - Avec : Helene BABU : Angele Gauthier BAILLOT : Savinet- Lieu : Theatre de l Ouest Parisien - Ville : Boulogne Billancourt - Le 05 10 2012 - Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE/WikiSpectacle

LE SYSTEME RIBADIER – Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE


NOTE D’INTENTION – novembre 2011

Le Système Ribadier de Feydeau, écrit en collaboration avec Georges Hennequin est une comédie en trois actes qui s’inscrit dans la grande tradition du vaudeville. Ribadier est le second mari d’Angèle, veuve de «feu Robineau». Devenue très suspicieuse, suite aux tromperies de son ex-mari, Angèle a développé une jalousie frisant la paranoïa et surveille étroitement les activités de son deuxième époux. Mais Ribadier possède un don ! Ainsi peut-il convoler en galante compagnie après avoir endormi sa femme ne la réveillant qu’à son retour grâce à un «système» que lui seul connaît : l’hypnose ! Jusqu’au jour où il se confie maladroitement à Aristide Thommereux, ami commun de «feu Robineau», revenu d’un exil de plusieurs années à Batavia. Mais Ribadier ignore tout de l’amour que Thommereux vouait à Angèle, raison de son exil par-delà les mers… Profitant d’une escapade de Ribadier, Thommereux réveille Angèle pour lui réitérer sa flamme… C’est à ce moment-là que Ribadier revient en catastrophe, poursuivi par le mari de sa maîtresse du moment. Comme toutes les belles mécaniques finissent par se détraquer, il en va de même du «système Ribadier». Le ton est vif, les mensonges fusent et les quiproquos s’enchaînent jusqu’à créer un imbroglio quasi indémêlable. Je crois pouvoir dire que c’est d’abord l’acteur que je suis qui a eu l’envie de mettre en scène un texte de Feydeau. Mais ce sont aussi les acteurs et compagnons de route Hélène Babu, Pierre Gérard et Loïc Brabant qui m’ont «tendu la perche» et comme nous le disait souvent Antoine Vitez à l’école de Chaillot : «Ce sont toujours les acteurs qui ont raison !» Ceci étant dit, nous partirons quand même du postulat suivant, formulé par l’auteur lui-même aux acteurs : «Il faut être crédule et même pousser la crédulité au maximum. Il faut croire à tout ce qui arrive. Sinon rentrez chez vous, ce n’est pas la peine !» C’est exactement ce qui m’est apparu en voyant le film The Artist et c’est probablement là que repose aussi la réussite d’un tel projet. Quand on aborde une forme apparemment datée où les codes sont très marqués et très forts, comme le muet au cinéma ou le vaudeville au théâtre, il faut leur accorder un crédit absolu pour que la poésie puisse émerger. Le théâtre de Feydeau est très particulier, très original. Le jeu étourdissant sur le langage, les situations absurdes et improbables mais à la logique implacable entraînent les personnages dans une expérience folle. L’acteur ne doit donc surtout pas essayer de dépasser son personnage (je ne suis pas dupe de ce que je joue ! et je suis conscient de ma force comique !) mais au contraire, il doit en même temps se laisser faire et trouver l’énergie de la candeur ou ce qu’on pourrait appeler «la poésie du personnage». Une alchimie particulière à atteindre d’autant que dans ce théâtre, le spectateur en sait toujours plus que les personnages, eux-mêmes.

Jean-Philippe Vidal


LE SYSTÈME RIBADIER
Georges Feydeau / Jean-Philippe Vidal
Mercredi 2 décembre – 19h30
Jeudi 3 décembre – 20h30

RÉSERVEZ EN LIGNE