prochainement…

AU TEMPS OÙ LES ARABES DANSAIENT…
Une chorégraphie de Radhouane El Meddeb
Compagnie de Soi

LUNDI 29 FÉVRIER à 20H30


 GROS PLAN SUR : Radhouane El Meddeb

Radhouane El Meddeb Chorégraphe

Radhouane El Meddeb – Chorégraphe

Radhouane El Meddeb – Chorégraphe Formé à l’Institut Supérieur d’Art Dramatique de Tunis, il est consacré « jeune espoir du théâtre tunisien » en 1996 par la section Tunisie de l’Institut International de Théâtre.
Il est ensuite recruté comme comédien dans le cadre de l’atelier de formation et de recherche du Théâtre National de Toulouse sous la direction de Jacques Rosner.
En Tunisie, il collabore avec Fadhel Jaîbi, Taoufik Jebali et Mohamed Driss, artistes phares du monde arabe.
En France, il travaille avec les metteurs en scène Jacques Rosner, Lotfi Achour et Catherine Boskowitz, et Il collabore artistiquement avec des auteurs contemporains tels que Natacha de Pontcharra, Adel Hakim et Camille de Toledo. Au cinéma, il joue dans deux films de Férid Boughedir Un été à la Goulette et Halfaouine, l’enfant des terrasses. Durant ces années consacrées au théâtre, il travaille ponctuellement avec des chorégraphes tunisiens en tant qu’interprète et collaborateur artistique.

Passionné par la danse, il se nourrit également des masters class proposés par Lisa Nelson et Jean Laurent Sasportes en Europe. Parce que le théâtre ne lui suffit plus, en 2005, il signe sa première création, un solo « pour en finir avec MOI », comme une introspection intime, une expérience vitale. Une véritable révélation qui le fait entrer dans la danse et devenir chorégraphe-interprète. Présenté aux Rencontres chorégraphiques de Carthage, ce spectacle est repéré par les professionnels, et constitue un moment charnière dans sa carrière. Il multiplie ensuite les créations en France, en commençant dès l’année suivante, par le solo Hûwà, Ce lui pour Montpellier Danse 2006.

En 2007, il intègre la distribution de 1000 Départs de Muscles, création d’Héla Fattoumi et Éric Lamoureux. En 2008, il présente sa création Quelqu’un va danser... pour les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis.
Cette même année, il conçoit au Centre National de la Danse à Pantin (CND) la performance Je danse et je vous en donne à bouffer.

En 2008 et 2009, Radhouane El Meddeb intervient dans le cadre des dispositifs « Corps produit, corps productif » organisé par les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint Denis et « Mon corps mon lieu » notamment soutenu par la Fondation Culture et Diversité. Il s’agit d’ateliers de sensibilisation à la danse contemporaine, de transmission d’écriture chorégraphique auprès d’un public large, réunissant à la fois des jeunes issus de Zones d’Éducation Prioritaire, des femmes adhérentes aux associations de quartiers, ou encore des personnes âgées.

En 2010, il crée au CND sa première pièce de groupe Ce que nous sommes, avec cinq danseurs, qui tournera dans toute la France pendant deux ans. En décembre 2010, il collabore avec Stéphane Gombert pour Chant d’amour, création autour d’un roman et d’un film de Jean Genet, qu’ils présentent au Collectif 12 à Mantes la Jolie. Le processus de création commence dès 2009 au Théâtre Babel à Beyrouth avec le soutien du Centre culturel français. A partir de janvier 2011, Radhouane El Meddeb devient artiste associé au CENTQUATRE-PARIS. Il y présente A l’Etroit en mars 2011, une création à l’initiative du festival Concordan(s)e et en collaboration avec l’auteur Philippe Adam.

Il met en scène la performance Tunis, le 14 janvier 2011 au Beirut Art center au Liban à l’occasion du Meeting Point 6.
En juillet 2012 au festival Montpellier Danse, il crée et danse le solo Sous leurs pieds, le paradis, dont il partage l’écriture chorégraphique avec Thomas Lebrun. En 2012, Matias Pilet et Alexandre Fournier l’invitent à chorégraphier le duo de nouveau cirque Nos limites, présenté à partir de 2013 au CENTQUATRE-PARIS.

En 2014, il crée une nouvelle pièce de groupe « Au temps où les Arabes dansaient… », une pièce pour 4 danseurs, dans le cadre du Festival international CDC Toulouse et région Midi-Pyrénées et au CENTQUATRE-PARIS.
En 2015 Radhouane El Meddeb, avec le soutien du Centre des Monuments Nationaux dans le cadre de la première édition de la manifestation Monuments en Mouvements donna la première de Heroes, prélude, pièce pour 10 interprètes issues des danses urbaines au Panthéon à Paris. Est invité par la Biennale de Venise de danse, dans le cadre de La Biennale Collège pour crée le spectacle « Nous serons tous des étrangers » au Campo San Trovaso de Venise.

Parallèlement à ses créations, Radhouane El Meddeb est désigné rapporteur pour la scénographie, la mise en scène et la chorégraphie, au jury chargé de la sélection des pensionnaires de l’Académie de France à Rome pour les années 2012 et 2013.


AU TEMPS OÙ LES ARABES DANSAIENT…
Une chorégraphie de Radhouane El Meddeb
Compagnie de Soi

LUNDI 29 FÉVRIER à 20H30

 

Gros plan sur Fellag

Bled runner credit Denis Rouvre web

Fellag – Bled Runner – photo Denis Rouvre

Fellag : « Avec “Charlie”, on est passé à l’humour au troisième degré »

Acteur, humoriste et écrivain, Fellag, le « Charlot algérien », est en tournée dans l’Hexagone avec son dernier spectacle. Il vit en France depuis 1994 : cette année-là, il a fui la terreur que faisait régner dans son pays le Front islamique du salut (FIS), dont il était une des principales cibles, avec ses spectacles, immensément populaires, qui se moquaient de tout. Pour Le Monde, il réagit aux récents attentats.

« La nature a donné à l’homme la fabuleuse faculté de se débarrasser par le rire de toutes les menaces – concrètes ou fantasmées – qui pèsent sur lui. Par ce procédé plaisant, jouissif, il régule ses émotions, retrouve son équilibre psychique, rassemble ses molécules… La façon de rire des choses diffère d’un groupe social à un autre. Il est le produit de l’histoire du groupe en général et de l’individu en particulier. Plus l’histoire de l’homme évolue et se complexifie, plus le rire s’adapte et s’enrichit.

A l’échelle humaine, on peut dire que les premiers croquis qui ont fait rire les hommes ont été dessinés il y a plus de trente mille ans sur les parois des grottes. Là, on est au premier degré du rire : on a peur du tigre, “l’artiste” dessine le tigre, la tribu se marre et elle peut dormir tranquille. Trente mille ans après, pour aller vite, on peut dire que ceux qui ont poussé au plus loin le rire cathartique par la caricature, ce sont les artistes de Charlie Hebdo.

Avec Charlie, on est passé de l’humour au second degré, acquis depuis un certain temps déjà, à un degré supérieur. On est au troisième degré, on nage quasiment dans la quatrième dimension. Jusque-là, tout va plus ou moins bien… Jusqu’au jour où l’immense Pierre Desproges a mis le holà en disant qu’on ne peut pas rire de tout avec n’importe qui. Et n’importe qui, c’est beaucoup de monde. C’est-à-dire tous ceux qui, pour des tas de mauvaises raisons historiques, sociales, politiques, n’ont pas eu la chance d’accéder à la lecture au premier degré, et encore moins au second. Et il faut toujours se méfier des individus ou des groupes qui n’ont pas le sens du second degré. Ils sont revêches et susceptibles. Il suffit que le terreau s’y prête pour les remonter bien comme il ne faudrait pas, leur désigner une cible et c’est le désastre…

Je lis Charlie Hebdo depuis Hara-Kiri. Je connaissais Cabu, Wolinski et Charb, pas les autres, mais j’admirais leur travail. Ils étaient d’une immense gentillesse, d’une belle vraie humanité. Leur assassinat m’a glacé d’effroi. C’est un cataclysme. Je les pleure, je les regrette. Il y aura désormais un trou noir que nul ne peut combler, car il a fallu une conjonction de hasards, une alchimie qui a poussé sur un lit de liberté d’expression et de laïcité et des décennies de travail, de courage, pour former une bande de rigolards comme celle-là. »

Fabienne Darge
Journaliste au Monde


 

Auteur et interprète
Fellag est à la fois comédien, humoriste et écrivain. Né en 1950 dans un village de Kabylie, il fait ses études de théâtre à l’Institut National d’Art dramatique d’Alger, de 1968 à 1972, avant d’évoluer dans différents théâtres régionaux. De 1978 à 1981, il s’exile volontairement au Canada. Puis, il s’installe à Paris pendant trois ans. En 1985, il effectue un retour en Algérie où il réintègre le Théâtre National Algérien en tant que comédien et metteur en scène. À partir de 1987, il crée ses premiers one-man-shows. Il s’exile de nouveau en 1994 en Tunisie puis en France où il crée trois spectacles : Djurdjurassique Bled, Un bateau pour l’Australie et Le Dernier Chameau. Il crée en 2008 Tous les Algériens sont des mécaniciens au Théâtre du Rond-Point.
En 2011, il créé Petits chocs des civilisations qui triomphera en 2012 au Théâtre du Rond-Point et pour lequel il a été nommé dans la catégorie seul en scène aux Molières 2014.
Il obtient le prix de la révélation théâtrale de l’année, attribué en 1998 par le Syndicat
Professionnel de la Critique Dramatique et musicale, pour le spectacle Djurdjurassique Bled, le prix de l’Humour noir pour Un bateau pour l’Australie, le prix Raymond Devos pour la langue française, délivré par le Ministère de la Culture et de la Communication en 2003, le prix de la Francophonie, décerné par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) en 2003.


Bled runner credit Denis Rouvre 3

Fellag – photo Denis Rouvre

Fellag sera au Théâtre du Beauvaisis avec son dernier spectacle
BLED RUNNER – Mise en scène : Marianne Epin
MARDI 23 FÉVRIER à 20H30

 

 

info billetterie

L’accueil – billetterie sera fermé au public du 6 février au 22 février 2016 inclus.
Laissez nous vos messages par mail à l’adresse contact@theatredubeauvaisis.com, ou sur le répondeur du 03 44 06 08 20.

Au plaisir de vous retrouver autour du prochain spectacle, BLED RUNNER, du talentueux Fellag, au Théâtre du Beauvaisis Mardi 23 février à 20h30.

Bled runner credit Denis Rouvre web

Bled runner – Fellag – photo Denis Rouvre